Pour des investissements qui favorisent le développement des exploitations familiales dans la Vallée

Le premier atelier d'une série de 6 concertations locales dans les zones agro écologiques du pays en vue de la formulation, par la société civile, des propositions d'investissement agricoles a eu lieu les 6 et 7 juin dernier à Saint-Louis. Réunissant 35 participants provenant des différentes filières et secteurs agricoles (riz, tomates, patates, arachide, élevage et pêche), cet atelier a été l'occasion de faire le bilan des investissements agricoles passés et d'identifier les priorités des projets à envisager pour la région de la vallée pour le PNIASAN deuxième génération.

 

Le bilan a permis de mettre en lumière le fait que les acteurs ont été très peu informés du processus d'élaboration et de mise en œuvre du premier Programme national d'investissement agricole 2010-2015. Sur la question du niveau de participation des acteurs à aux projets d'investissements agricoles mis en place dans la zone dans les 5 dernières années, les avis étaient mitigés : certains disent avoir été bien impliqués, alors que d’autres dénoncent le manque d’informations et une faible participation des populations dans leur mise en œuvre, en particulier pour les aménagements hydro-agricoles. Un consensus autour du manque de consultation sur le choix du matériel agricole s'est dégagé. Il apparait aussi que les financements dans le secteur de la production rizicole sont importants et génèrent des gains visibles, mais qu'il existe un déséquilibre d'investissement entre les zones et les secteurs. Ainsi, pour les producteurs œuvrant dans d'autres filières que celle du riz, il est difficile d'avoir accès aux subventions en intrants et matériels. L’agriculture familiale reste pour les participants, le parent pauvre des investissements dans la zone en raison notamment de l'inadaptation des modalités d’accès au matériel subventionné et aux terres aménagées.

 

Ce sont plutôt des investissements qui favorisent le développement des exploitations familiales agricoles, le recentrement des économies locales autour d'elles et la diversification des productions et activités économiques qui sont revendiquées par les acteurs de la Vallée. En effet, ces derniers souhaitent une augmentation et une réfection des aménagements hydro-agricoles dans toutes les zones ainsi qu'un programme d'équipement en matériel pour les exploitations familiales des différentes filières et secteurs. La promotion de la transformation à petite échelle des produits agricoles et un appui à l'entreprise rurale sont également souhaités. La création de lignes de crédit adaptées aux exploitations familiales, aux femmes et aux jeunes contribuerait également à renforcer les capacités de production des paysans. Des efforts devraient également être consentis au niveau de la formation, que ce soit en terme de renforcement des capacités des petits producteurs ou grâce à la multiplication de centres de formation des métiers agricoles. 

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    Dans le cadre de son programme de renforcement des capacités des leaders paysans, le CNCR organise les 25 et 26 juillet un atelier de formation de ses administrateurs sur les enjeux et défits de la gouvernance foncière au Sénégal. Cette formation se tient dans un contexte de réforme foncière qui mobilise beaucoup le CNCR et ses partenaires de la société civile membres du Cadre de réflexion et d'action sur le foncier au Sénégal (CRAFS). Elle permettra de préparer les administrateurs à la négociation avec l'Etat pour une réforme foncière en faveur du développement durable de l'Agriculture familiale au Sénégal. 

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